Quels pays sont les plus touchés par la calvitie ? Le top 6 des pays les plus touchés
Sommaire
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on voit davantage d’hommes chauves dans certains pays que dans d’autres ? Ce n’est pas une impression : les données scientifiques confirment des écarts spectaculaires de près de 18 points entre les pays les plus et les moins touchés par l’alopécie androgénétique.
L’Europe méditerranéenne domine ce classement peu enviable. Autrement dit, près d’un homme sur deux dans ces pays développera une forme significative de calvitie au cours de sa vie. À l’autre bout du spectre, certains pays asiatiques affichent des taux trois fois inférieurs. Ces différences ne relèvent pas du hasard : elles s’expliquent principalement par des variations génétiques héritées de nos ancêtres, un phénomène bien documenté dans les études sur la calvitie héréditaire.
Le top 6 des pays les plus touchés par la calvitie
N°1 : L’Espagne – 44,50% des hommes concernés
L’Espagne décroche la première place mondiale avec près de 45% de sa population masculine touchée par l’alopécie androgénétique. Un chiffre impressionnant qui s’explique par plusieurs facteurs convergents.
La population espagnole présente une forte prévalence des variants génétiques du gène AR (récepteur aux androgènes), le principal responsable de la sensibilité folliculaire à la DHT. Les études génomiques montrent que les Ibériques portent fréquemment les allèles de risque associés à une calvitie précoce et sévère.
Le climat méditerranéen et l’exposition solaire intense jouent aussi un rôle aggravant. Les rayons UV endommagent les follicules pileux déjà fragilisés par la prédisposition génétique. Sans compter que l’Espagne affiche historiquement l’un des taux de tabagisme les plus élevés d’Europe, et le tabac double le risque de développer une alopécie.
N°2 : L’Italie – 44,37% des hommes concernés
À seulement 0,13 point de l’Espagne, l’Italie se classe deuxième. Les Italiens partagent un patrimoine génétique méditerranéen similaire, avec une forte concentration des variants de risque du chromosome X.
Une particularité italienne : les études régionales montrent des variations significatives entre le nord et le sud du pays. Les régions du sud, génétiquement plus proches des populations grecques et moyen-orientales, présentent des taux légèrement supérieurs. La Sicile et la Calabre dépassent les 46% dans certaines enquêtes locales.
L’Italie est d’ailleurs le premier pays européen en nombre de greffes capillaires réalisées sur son territoire, témoignant d’une demande massive face à cette prévalence élevée.
N°3 : La France – 44,25% des hommes concernés
La France complète le podium avec 44,25% d’hommes touchés. Un Français sur deux sera confronté à une forme de calvitie au cours de sa vie, que ce soit une simple récession des golfes temporaux ou une alopécie plus étendue atteignant le vertex.
La position géographique de la France, au carrefour des influences génétiques nordiques et méditerranéennes, explique ce taux élevé. Les régions du sud (Provence, Occitanie) affichent des prévalences proches de l’Espagne, tandis que le nord se rapproche davantage des taux allemands.
Fait notable : la France compte parmi les pays où l’âge moyen de début de la calvitie est le plus précoce. Environ 25% des Français montrent des signes visibles de perte de cheveux avant 30 ans, ce qui pousse de nombreux patients à consulter tôt pour envisager un traitement préventif au finastéride ou au minoxidil.
N°4 : Les États-Unis – 42,68% des hommes concernés
Les États-Unis arrivent quatrièmes avec 42,68%. Ce chiffre reflète le melting-pot génétique américain, dominé par les descendants européens qui représentent encore la majorité de la population.
Les Américains d’origine caucasienne présentent des taux similaires à leurs cousins européens (autour de 44-45%), tandis que les Afro-Américains et les Américains d’origine asiatique tirent la moyenne vers le bas avec des prévalences respectives d’environ 30% et 20%.
Les États-Unis dominent cependant le marché mondial de la restauration capillaire en termes de dépenses. Le pays compte plus de 4 000 chirurgiens pratiquant des greffes de cheveux pour homme, et l’industrie y génère plusieurs milliards de dollars annuellement.
N°5 : L’Allemagne – 41,51% des hommes concernés
L’Allemagne ferme le top 5 avec 41,51%. Les populations germaniques présentent une prévalence légèrement inférieure aux Méditerranéens, mais restent largement au-dessus de la moyenne mondiale.
Les études génétiques révèlent que les Allemands portent moins fréquemment les variants de risque les plus agressifs du gène AR. La calvitie allemande suit typiquement une progression plus lente, avec un stade Norwood avancé atteint en moyenne 5 à 7 ans plus tard qu’en Espagne ou en Italie.
L’Allemagne se distingue aussi par son approche médicale rigoureuse. Le pays compte parmi les premiers à avoir généralisé les traitements préventifs, avec un taux de prescription de finastéride parmi les plus élevés d’Europe.
N°12 : Le Royaume-Uni – 40,09% des hommes concernés
Souvent cité dans les discussions sur la calvitie (les Britanniques ont la réputation d’être très touchés), le Royaume-Uni n’arrive qu’en 12ème position avec 40,09%. Une surprise pour beaucoup.
Cette perception erronée s’explique par la visibilité médiatique : les célébrités britanniques assument davantage leur calvitie que dans d’autres pays, créant l’impression d’une prévalence plus élevée. En réalité, les Britanniques se situent dans la moyenne européenne.
Le mélange génétique entre influences celtiques, saxonnes et nordiques produit un profil intermédiaire. Les Écossais et Irlandais présentent des taux légèrement inférieurs (autour de 38%), tandis que l’Angleterre du sud-est se rapproche des 42%.
Le classement complet : 47 pays analysés
| Rang | Pays | Prévalence |
| 1 | Espagne | 44,50% |
| 2 | Italie | 44,37% |
| 3 | France | 44,25% |
| 4 | États-Unis | 42,68% |
| 5 | Allemagne | 41,51% |
| 6 | Canada | 41,32% |
| 7 | Australie | 41,18% |
| 8 | République tchèque | 40,90% |
| 9 | Pays-Bas | 40,54% |
| 10 | Belgique | 40,31% |
| 11 | Pologne | 40,18% |
| 12 | Royaume-Uni | 40,09% |
| … | … | … |
| 23 | Japon | 35,69% |
| 37 | Corée du Sud | 32,27% |
| 42 | Chine | 30,81% |
| 47 | Indonésie | 26,96% |
L’écart est frappant : entre l’Espagne et l’Indonésie, on observe une différence de presque 18 points de pourcentage. Un homme espagnol a statistiquement près de deux fois plus de chances de perdre ses cheveux qu’un Indonésien.
Pourquoi les Caucasiens sont-ils cinq fois plus touchés ?
C’est LA question que tout le monde se pose. La réponse tient en grande partie dans nos gènes. Les études comparatives internationales établissent une hiérarchie claire entre groupes ethniques, avec les Caucasiens largement en tête.
Une vaste étude analysant 26 340 photos d’hommes caucasiens de 30 à 40 ans dans 19 pays différents a documenté une prévalence d’alopécie sévère (stade Norwood VI-VII) d’environ 15% en moyenne. Chez les hommes d’origine juive israélienne, ce taux grimpe même à près de 20%.
Les populations asiatiques présentent un tableau radicalement différent. En Chine, une étude portant sur 7 056 sujets établit une prévalence masculine de seulement 19,9%. Les hommes japonais et coréens affichent des taux similaires, oscillant entre 14 et 20% selon les tranches d’âge.
L’âge de début varie aussi selon les origines
La différence ne se limite pas au nombre d’hommes touchés : le timing diffère également d’une décennie environ. Un homme caucasien verra typiquement ses premiers signes de calvitie vers 25-30 ans, tandis qu’un homme asiatique les remarquera plutôt vers 35-40 ans. Ce décalage a des implications importantes pour déterminer l’âge idéal pour une greffe de cheveux.
L’étude coréenne de Kyung Hee, menée sur plus de 10 000 participants, illustre bien cette progression plus lente : seulement 2,3% des Coréens sont touchés entre 20 et 29 ans, contre 25 à 30% chez les Caucasiens du même âge. Après 70 ans, l’écart se resserre un peu : environ 47% des Coréens contre 80% des Caucasiens.
Le gène AR : le principal responsable
La génétique explique environ 80% de la prédisposition à la calvitie, ce qui en fait l’une des conditions les plus héritables en dermatologie. Et au cœur de cette transmission se trouve le gène du récepteur aux androgènes (AR), situé sur le chromosome X.
Ce gène compte à lui seul pour 46% du risque génétique de développer une alopécie androgénétique. Son emplacement sur le chromosome X explique d’ailleurs pourquoi l’hérédité maternelle joue un rôle si important : un homme hérite son chromosome X de sa mère, donc le patrimoine capillaire de son grand-père maternel est souvent un bon indicateur de son propre avenir capillaire.
Les chercheurs ont identifié à ce jour plus de 600 polymorphismes génétiques répartis dans plus de 350 régions du génome humain, tous contribuant à divers degrés au risque de calvitie. La fréquence de ces variants diffère considérablement entre populations ancestrales. Les Caucasiens européens portent plus fréquemment les allèles de risque du gène AR, ce qui explique leur prévalence plus élevée.
Le mécanisme est bien connu : la DHT (dihydrotestostérone) se lie aux récepteurs codés par ce gène et provoque la miniaturisation progressive des follicules pileux. Cette miniaturisation suit un schéma prévisible, documenté par l’échelle de Norwood-Hamilton chez l’homme et l’échelle de Ludwig chez la femme.
Les facteurs environnementaux qui aggravent la situation
La génétique domine, certes, mais elle n’explique pas tout. Certains facteurs environnementaux accélèrent significativement la progression de la calvitie, quel que soit le pays où l’on vit.
Le tabagisme arrive en tête des facteurs aggravants. Une méta-analyse récente établit que les fumeurs présentent un risque 1,8 fois supérieur de développer une alopécie androgénétique. Fumer 10 cigarettes ou plus par jour double carrément ce risque. Les mécanismes impliqués ? Le stress oxydatif qui endommage directement les follicules, et la vasoconstriction qui réduit l’apport sanguin au cuir chevelu.
Le stress chronique constitue un autre facteur aggravant bien documenté. Il peut déclencher ou accélérer la chute chez les personnes prédisposées, en perturbant le cycle naturel du cheveu.
L’alimentation joue aussi son rôle. Les régimes riches en graisses saturées et en sucres raffinés sont associés à une prévalence accrue. Les carences en vitamines B12, D, fer, zinc et biotine peuvent aggraver une chute existante – d’où l’intérêt des compléments alimentaires adaptés. Ça ne provoque pas la calvitie, mais ça peut l’accélérer chez les personnes prédisposées.
703 000 greffes capillaires réalisées chaque année dans le monde
Face à ces chiffres, pas étonnant que le marché de la restauration capillaire explose. L’International Society of Hair Restoration Surgery (ISHRS) recense 703 183 interventions chirurgicales réalisées dans le monde en 2021, soit une augmentation de 152% depuis 2010.
La répartition géographique est révélatrice : l’Asie-Pacifique domine avec plus de 256 000 procédures annuelles, suivie du Moyen-Orient/Afrique (124 000), de l’Europe (113 000) et de l’Amérique du Nord (149 000). La greffe de cheveux en Turquie s’est imposée comme la destination mondiale de référence, grâce à l’expertise de ses chirurgiens et des tarifs très compétitifs.
Autre tendance notable : 95% des nouveaux patients chirurgicaux ont entre 20 et 35 ans selon les données 2024 de l’ISHRS. La demande de traitement précoce ne cesse d’augmenter, portée par une meilleure information et une acceptation sociale croissante de la greffe de cheveux. Les résultats avant/après parlent d’eux-mêmes et contribuent à démystifier l’intervention.
L’expertise du Dr Cinik pour les patients francophones
Avec la France sur le podium mondial de la calvitie, les patients francophones représentent une part significative des consultations internationales en restauration capillaire. La clinique du Dr Emrah Cinik accueille régulièrement des patients venus de France, Belgique, Suisse et Canada pour bénéficier des techniques les plus avancées.
Fort de plus de 20 ans d’expérience et de milliers d’interventions réalisées, le Dr Cinik propose des protocoles adaptés à chaque profil génétique et à chaque stade d’évolution de l’alopécie. Les techniques FUE Saphir et DHI permettent d’obtenir des résultats naturels et durables, avec une cicatrisation optimisée. La technique FUE classique reste également une option éprouvée pour de nombreux cas.
Le PRP, inclus dans tous les forfaits, stimule les follicules existants et optimise la prise des greffons. Pour les femmes concernées par l’alopécie féminine, des protocoles spécifiques sont également disponibles.
Une consultation gratuite permet d’évaluer votre situation, de déterminer le nombre de greffons nécessaires et d’établir un plan de traitement réaliste. L’évolution mois par mois après l’intervention est suivie de près par l’équipe médicale. Parce que les statistiques, c’est une chose, mais ce qui compte vraiment, c’est votre cas personnel et vos objectifs.
Références scientifiques
Avital, Y. S., Morvillo, V., Paus, R., & Zvulunov, A. (2015). Racial characteristics of male androgenetic alopecia: Prevalence and pattern distribution of male pattern hair loss in 19 countries. International Journal of Dermatology, 54(8), 927-932. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26288425/
Bas, Y., Seckin, H. Y., Kalkan, G., Takci, Z., Citil, R., Onder, Y., & Demir, A. K. (2017). Prevalence and related factors of androgenetic alopecia in men. Northern Clinics of Istanbul, 4(1), 35-40. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5312176/
Gupta, A. K., Bamimore, M. A., & Foley, K. A. (2025). The epidemiology of androgenetic alopecia: A systematic review and meta-analysis. PLOS ONE, 20(1), e0319040. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40014580/
Krupa Shankar, D. S., Chakravarthi, M., & Shilpakar, R. (2009). Male androgenetic alopecia: population-based study in 1,005 subjects. International Journal of Trichology, 1(2), 131-133. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20927235/
Paik, J. H., Yoon, J. B., Sim, W. Y., Kim, B. S., & Kim, N. I. (2001). The prevalence and types of androgenetic alopecia in Korean men and women. British Journal of Dermatology, 145(1), 95-99. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11453914/
Severi, G., Sinclair, R., Hopper, J. L., English, D. R., McCredie, M. R., Boyle, P., & Giles, G. G. (2003). Androgenetic alopecia in men aged 40-69 years: prevalence and risk factors. British Journal of Dermatology, 149(6), 1207-1213. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/14674898/
Wang, T. L., Zhou, C., Shen, Y. W., Wang, X. Y., Ding, X. L., Tian, S., … & Zhang, J. (2010). Prevalence of androgenetic alopecia in China: a community-based study in six cities. British Journal of Dermatology, 162(4), 843-847. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19016703/
International Society of Hair Restoration Surgery. (2022). 2022 Practice Census Results. ISHRS. https://ishrs.org/