Hormones et perte de cheveux : quels sont les liens ?

La chute de cheveux est une problématique qui touche aussi bien les hommes que les femmes, et dont les causes sont multiples. Parmi les facteurs les plus déterminants figure l’influence hormonale. Les hormones peuvent bouleverser l’équilibre du cycle capillaire et entraîner une perte parfois importante de densité. Grossesse, ménopause, troubles de la thyroïde ou encore excès d’androgènes : les déséquilibres hormonaux sont souvent au cœur des épisodes d’alopécie. Comprendre les mécanismes hormonaux impliqués dans la chute des cheveux est essentiel pour envisager des solutions adaptées, efficaces et durables. Une revue récente confirme que les facteurs hormonaux sont centraux dans les formes les plus courantes d’alopécie, perturbant le cycle normal de croissance capillaire (Parikh et al., 2024).

Quels sont les liens entre la perte de cheveux et les hormones ?

Le cycle de vie du cheveu se divise en trois phases : la phase anagène (croissance), la phase catagène (transition) et la phase télogène (chute). Ce cycle est fortement influencé par l’environnement hormonal. Les hormones jouent un rôle déterminant dans la durée de chaque phase, en particulier les œstrogènes et les androgènes.

Chez les femmes, les œstrogènes prolongent la phase anagène, favorisant une chevelure dense et en bonne santé. C’est pourquoi, durant la grossesse, période marquée par un pic d’œstrogènes, les cheveux semblent plus forts et plus abondants.

En revanche, après l’accouchement, la chute brutale de ces hormones entraîne un passage prématuré en phase télogène, provoquant une perte de cheveux transitoire. Ce phénomène est connu sous le nom d’effluvium télogène post-partum. Des recherches cliniques confirment que cette chute survient typiquement 2 à 3 mois après l’accouchement, lorsque les niveaux de progestérone diminuent drastiquement, résultant en des cheveux plus courts et plus fins (Samrao & Mirmirani, 2022).

La ménopause constitue un autre moment clé : la chute du taux d’œstrogènes perturbe l’équilibre capillaire. Les cheveux deviennent plus fins, plus clairsemés, notamment au niveau du vertex. À l’inverse, les androgènes, hormones masculines présentes également chez la femme, peuvent favoriser la miniaturisation des follicules pileux, contribuant à une alopécie androgénétique, similaire à celle observée chez l’homme.

Chez l’homme justement, l’impact des hormones est encore plus marqué. La testostérone, par l’action de l’enzyme 5-alpha-réductase, se transforme en DHT (dihydrotestostérone). La DHT raccourcit la phase de croissance du cheveu et accélère sa chute. Plus les follicules sont sensibles à cette hormone, plus la calvitie progresse rapidement. C’est ce mécanisme qui explique pourquoi certains hommes commencent à perdre leurs cheveux dès l’âge de 20 ans.

Quelles sont les autres causes de la chute de cheveux ?

Si les hormones jouent un rôle central dans la perte de cheveux, d’autres facteurs peuvent également fragiliser le cuir chevelu et accélérer l’alopécie. Ces causes, souvent cumulatives, doivent être identifiées pour proposer une prise en charge personnalisée.

Le facteur héréditaire est l’une des premières causes à considérer. La génétique détermine la sensibilité des follicules à la DHT et le schéma de la chute capillaire. Chez les hommes, cette prédisposition explique la calvitie précoce, souvent visible dès la vingtaine. Chez les femmes, l’hérédité contribue à une raréfaction progressive de la densité capillaire.

Le stress et les chocs émotionnels influencent directement le cycle du cheveu. Un stress aigu ou chronique perturbe la sécrétion hormonale, accélère le passage des cheveux en phase télogène et déclenche un effluvium. Cette chute diffuse peut survenir quelques semaines après l’événement déclencheur.

L’alimentation joue également un rôle crucial. Des carences en fer, zinc, vitamines B ou acides aminés essentiels affaiblissent la kératine, principal composant du cheveu. Les personnes souffrant de troubles alimentaires comme l’anorexie ou la boulimie sont particulièrement exposées à une alopécie diffuse.

Certains traitements médicamenteux peuvent induire une perte capillaire en perturbant le cycle pilaire. C’est le cas de la chimiothérapie, mais aussi d’autres traitements plus courants : antidépresseurs, anticoagulants, pilule contraceptive, traitements thyroïdiens ou anti-hypertenseurs. La chute est généralement réversible à l’arrêt du traitement.

Le tabac a également un effet délétère sur la santé du cuir chevelu. Il altère la microcirculation sanguine, réduit l’apport en nutriments essentiels et favorise l’oxydation cellulaire, ce qui fragilise les follicules.

Enfin, les variations saisonnières peuvent avoir un impact sur la densité capillaire. Au printemps et à l’automne, une chute passagère est fréquente en raison des modifications de luminosité et des effets du rayonnement solaire sur le cycle du cheveu.

Comment savoir si la perte de cheveux est hormonale ?

Reconnaître une chute de cheveux d’origine hormonale permet de mieux cibler les traitements à envisager. Si certaines causes sont évidentes, comme une perte de cheveux survenant après un accouchement ou à la ménopause, d’autres nécessitent un diagnostic médical plus poussé.

La perte de cheveux hormonale chez l’homme

Chez l’homme, la cause hormonale la plus fréquente est l’alopécie androgénétique.

Le schéma de perte est typique : recul des golfes temporauxdégarnissement du sommet du crâne (vertex), puis jonction de ces deux zones. Ce processus est lié à la DHT, une hormone dérivée de la testostérone, qui agit directement sur les follicules pileux. Plus les follicules sont sensibles à la DHT, plus la chute est rapide et marquée. Des études détaillées confirment que cette sensibilité génétique à la DHT provoque une miniaturisation progressive des follicules pileux, raccourcissant leur cycle de croissance (Nestor et al., 2021).

Un diagnostic précis repose sur l’observation clinique, parfois complétée par un trichogramme, une dermoscopie ou une prise de sang pour mesurer les taux de testostérone et DHT. Ces examens permettent de confirmer l’origine hormonale de la chute et d’envisager des traitements adaptés.

La perte de cheveux hormonale chez la femme

Chez les femmes, la chute hormonale peut se manifester à différentes périodes de la vie : après une grossesse, pendant l’allaitement, à l’arrêt d’une contraception hormonale ou lors de la ménopause. La chute est souvent diffuse, répartie sur l’ensemble du cuir chevelu, en particulier sur le dessus de la tête.

Certaines pathologies peuvent également être en cause, comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), qui provoque un excès d’androgènes, entraînant une chute de cheveux à motif masculin. Des troubles de la thyroïde (hyperthyroïdie ou hypothyroïdie) peuvent également perturber le cycle capillaire.

L’analyse hormonale, par le biais d’une prise de sang, est indispensable pour mesurer les niveaux d’androgènes, d’œstrogènes, de prolactine, de TSH ou encore de DHT. En parallèle, un interrogatoire médical détaillé permet d’identifier les symptômes associés (irrégularités menstruelles, acné, fatigue, etc.).

L’identification précise d’un déséquilibre hormonal est la première étape pour proposer une prise en charge sur mesure.

Comment stopper la perte de cheveux hormonale ?

Une fois la nature hormonale de la chute de cheveux identifiée, il est possible de mettre en place des traitements ciblés pour freiner cette perte et, dans certains cas, favoriser la repousse. Plusieurs options existent, selon le sexe du patient, l’origine hormonale et le stade de l’alopécie.

Les traitements médicamenteux

Parmi les traitements les plus utilisés, le Minoxidil est une solution topique appliquée directement sur le cuir chevelu. Il prolonge la phase de croissance et stimule la microcirculation.

Chez les hommes, on prescrit également le Finastéride, un médicament qui inhibe l’enzyme 5-alpha-réductase, responsable de la transformation de la testostérone en DHT. En réduisant le taux de DHT, on ralentit la miniaturisation des follicules. Toutefois, ce traitement nécessite une prescription médicale et peut entraîner des effets secondaires, comme des troubles de la libido notamment. Les données cliniques montrent que ces effets secondaires incluent une dysfonction érectile chez 5 à 19% des patients, une dysfonction éjaculatoire chez 1 à 7%, et une diminution de la libido chez 2 à 10% des utilisateurs (Nestor et al., 2021).

La médecine régénérative

Les injections de PRP (Plasma Riche en Plaquettes) constituent une solution naturelle et innovante. En réinjectant dans le cuir chevelu un concentré de facteurs de croissance issus du sang du patient, on stimule l’activité des follicules et la repousse. Cette technique est particulièrement indiquée en complément des traitements médicaux ou après une greffe de cheveux.

La greffe de cheveux : une solution durable contre la perte de cheveux

Face à une perte capillaire hormonale avancée, la greffe de cheveux demeure la solution la plus efficace et durable. Au sein de la clinique du Dr. Cinik, deux techniques de pointe sont proposées : la FUE (Follicular Unit Extraction) et la DHI (Direct Hair Implantation).

  • La FUE consiste à extraire les follicules un par un dans la zone donneuse, puis à les implanter manuellement dans les zones dégarnies, offrant un résultat naturel et sans cicatrice visible.
  • La DHI, quant à elle, permet d’implanter directement les greffons à l’aide d’un stylo implanteur, sans incision préalable, pour une précision maximale et une densité capillaire optimisée. Une étude portant sur cette technique modifiée a montré de bons résultats chez 27 patients sur 29 traités, principalement pour l’alopécie androgénétique, démontrant son efficacité comme modalité chirurgicale de restauration capillaire (Sethi & Bansal, 2013).

Ces deux approches garantissent une repousse harmonieuse, parfaitement adaptée aux besoins de chaque patient. Grâce à son expertise internationale et à une prise en charge personnalisée, le Dr Cinik offre à ses patients une solution esthétique et définitive pour retrouver confiance en soi et une chevelure naturellement dense grâce à la greffe de cheveux en Turquie.

Références

Nestor, M. S., Ablon, G., Gade, A., Han, H., & Fischer, D. L. (2021). Treatment options for androgenetic alopecia: Efficacy, side effects, compliance, financial considerations, and ethics. Journal of Cosmetic Dermatology, 20(12), 3759–3781. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9298335/

Parikh, A. K., Tan, I. J., Wolfe, S. M., & Cohen, B. A. (2024). Advances in Topical Therapies for Clinically Relevant and Prevalent Forms of Alopecia. Life (Basel), 14(12), 1577. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11677532/

Samrao, A., & Mirmirani, P. (2022). Postpartum Telogen Effluvium Unmasking Traction Alopecia. Skin Appendage Disorders, 8(4), 328–332. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9274946/

Sethi, P., & Bansal, A. (2013). Direct Hair Transplantation: A Modified Follicular Unit Extraction Technique. Journal of Cutaneous and Aesthetic Surgery, 6(2), 100–105. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3764754/

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